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Jusqu'au début du XIXe siècle, les espèces amphihalines abondaient dans le bassin de la Loire, dans les cours d'eau côtiers vendéens et la Sèvre niortaise. L'esturgeon fut la première à disparaître: la dernière capture signalée sur la Loire moyenne date de 1904 (Briare) et les derniers individus ont été identifiés dans l'estuaire en 1940. Le saumon est resté abondant sur une grande partie du bassin jusqu'à la fin du XIXe siècle. Un expert a estimé en croisant plusieurs sources que le prélèvement annuel global approchait les 46 000 individus au début des années 1890.

A la même époque, une enquête des Ponts et Chaussées faisait état de 214 tonnes pêchées entre Saint Nazaire et Gien. En termes de référence historique, on peut considérer que le niveau annuel du stock approchait les 100 000 individus avant la construction des principaux barrages. En dépit de ces obstacles, les flux restaient importants puisque les captures étaient encore estimées à 10 000 saumons au milieu du XXe siècle.

A partir de 1950, les prises reculent rapidement. Oscillant longtemps dans la fourchette annuelle 1000-2000 individus, elles chutent en dessous de 200 au début des années 90, qui a été marqué par un déficit hydraulique prononcé.

L'interdiction totale de la pêche en 1994 n'a pas permis de reconstituer durablement le stock pour assurer la survie de l'espèce. Les comptages réalisés à Vichy plafonnent autour de 400 par an.

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