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Le décret du 16 février 1994 relatif à la pêche des poissons appartenant aux espèces vivant alternativement dans les eaux douces et les eaux salées, modifié par le décret du 29 août 2000, a institué en son titre II un plan de gestion des poissons migrateurs applicable pour une période de 5 ans. Ce plan définit par cours d'eau ou groupe de cours d'eau 6 mesures permettant de protéger les espèces dont certaines sont particulièrement menacées, sinon aux limites de la survie. Il s'agit pour le territoire concerné du saumon, de la truite de mer, de l'anguille de la grande alose et de l'alose feinte, des lamproies marine et fluviatile. Le premier plan de gestion des poissons migrateurs du bassin de la Loire, des cours d'eau vendéens et de la Sèvre niortaise, a été mis au point en deux années, au cours d'une élaboration concertée entre les membres du comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI). Créé par le décret cité ci dessus, ce comité a vu sa composition précisée par un arrêté ministériel du 15 juin 1994, en ce qui concerne la représentation de l'Etat et des différents usagers. Le premier plan de gestion a été approuvé après avis du COGEPOMI le 26 décembre 1996 par arrêté du préfet de la région Pays de Loire, coordonnateur du comité de gestion. Il a fait l'objet d'un bilan à mi-parcours en juin 1999. Arrivé à échéance le 31 décembre 2000, il a été prorogé jusqu'à la fin de l'année 2002. Pour son actualisation, il a été procédé au bilan des mesures qui avaient été préconisées ou arrêtées dans le cadre du premier plan. Cette évaluation a été établie selon deux axes, qui sont transversaux aux six mesures constituant le plan "sensu stricto", à savoir les aménagements améliorant la fluidité migratoire et les constats opérés au niveau de la dynamique des espèces. Au préalable, après avoir rappelé l'histoire de cette dynamique, on tentera d'apprécier la qualité des milieux continentaux fréquentés par les espèces amphihalines, et son évolution récente. |
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